Traducción de Sandrine Merle Paoletti

MODÈLE DE LETTRE RAR POUR LES CITOYENS FRANÇAIS RÉSIDENTS COMMUNAUTAIRES EN ESPAGNE POUR PROTESTER CONTRE LA LOI DES TAXES JUDICIAIRES

MODELO DE CARTA CERTIFICADA AR PARA LOS CIUDADANOS FRANCESES RESIDENTES COMUNITARIOS EN ESPAÑA PARA PROTESTAR CONTRA LA LEY DE TASA JUDICIAL

[FR] – [ES]

Destinataires:

1- Ministre Déléguée chargée des français à l’étranger:

Mme Hélène Conway-Mouret

Adresse: 37, quai d’Orsay75700 Paris SP 07

Téléphone : +33 1 43 17 53 53

Directeur du cabinet: Sylvain ITTÉ

Directeur adjoint du cabinet: Jean-Marc GROSGURIN

Chef du cabinet: David IZZO

Chef du cabinet adjoint: Frédérique VADEPIED

Conseillère Questions juridiques et entraide judiciaire: Nathalie ANCEL

Conseiller Affaires consulaires: Guillaume ROY

Conseillère Sécurité des communautés françaises et des relations avec les entreprises: Jenny KINTZ

Conseiller Presse et communication: Yann BATTEFORT

Conseiller Éducation et scolarité: Dominique DEPRIESTER

2- Député de la 5ème circonscription des Français établis hors de France (Espagne, Portugal, Andorre Monaco) : Mr Arnaut Leroy

Courriel : aleroy@assemblee-nationale.fr

Contact Espagne :  Mme. Bénédicte CADALEN

Courriell : bcadalen.aleroy@clb-dep.fr

3- Consulat Général de France à Madrid

Calle Marques de la Ensenada, 10  28004 MADRID

Consule générale de France à Madrid, Mme Christine Toudic

4- Consulat Général de france à Barcelone

Ronda Universitat, 22 bis, 4°-08007 BARCELONA

Consule Générale de France à Barcelone, Mme Anne Grillo

[FR]

 En ma qualité de citoyenne française, résidente communautaire en Espagne depuis l’année ……, je souhaite vous exprimer ma grande inquiétude et ma préocupation devant l’approbation récente par le parlement de ce pays européen de la loi sur les taxes judiciaires du 20 novembre dernier. Cette loi établit le paiement obligatoire d’une quantité considérable pour le traitement de procédures en première instance ainsi que pour les recours judiciaires.

Cette nouvelle norme ne rend pas seulement l’accès à la justice plus difficile pour beaucoup de citoyens espagnols, européens et/ou étrangers, mais elle introduit également une discrimination claire qui fait dépendre la viabilité d’une réclamation judiciaire en fonction des capacités économiques de chacun d’entre nous. Ma famille et moi-même craingnons que pour ce motif nous puissions nous voir démunis devant une quelconque éventualité de devoir aller devant les tribunaux espagnols.

A mon sens, cette mesure viole l’article 14.1 du Pacte International de Droits Civils et Politiques, quand ladite mesure afirme que “toutes les personnes sont égales devant les tribunaux et cours de Justice”. Cet article résume l’interdiction de discrimination quant à l’accès à la justice et je considère donc que c’est le cas de la nouvelle loi espagnole sur les taxes judiciaires.

Ce Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques peut être violé non seulement par décision administrative, mais aussi par les actes législatifs des états membres de l’Union Européenne. Cela est stipulé d’ailleurs en son article 5.2 qui affirme «qu’aucune restriction ou dérogation aux droits fondamentaux de l’homme reconnus ou en vigueur dans un Etat Partie en vertu de lois, conventions, règlements ou de coutumes; ne pourra être admise sous prétexte que le présent pacte ne les reconnait paso ou les reconnait à un moindre degré.”

La nouvelle situation créée par la Loi sur la Taxe Judiciaire va au-delà d’une violation de la convention de manière singulière, puisque la loi assoit les bases des violations massives pour tous les citoyens qui seront effectivement privés d’accès à la justice pour des raisons économiques , y compris ma propre famille.

Il existe également le fait qu’en 1986 une autre loi espagnole avait déjà supprimé les taxes judiciaires pour considérer que le droit à une protection juridictionnelle effective consacré par la Constitution stipule que le pouvoir judiciaire était libre, de sorte que la nouvelle règle est contraire à la Constitution espagnole.

Maintenant, dans la mesure ou les citoyens ne peuvent pas contester une loi formelle devant les tribunaux espagnols et considérant que le Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques exige l’épuisement préalable des voies de recours internes avant de formuler des plaintes individuelles au Comité des droits de l’homme des Nations Unies, je vous prie de bien vouloir transmettre au Gouvernement de notre pays la préoccupation que nous ressentons à la fois ma famille et moi-même ainsi que le reste de notre communauté nationale installée en Espagne et lui demander instamment de prendre l’initiative reconnue à l’article 41 a) dudit Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui prévoit que, préalablement à la remise de la question à la Commission des droits humains de l’Organisation des Nations Unies, «si un Etat partie au présent Pacte estime qu’un autre Etat partie ne s’acquitte pas des dispositions du présent Pacte, il peut porter la question à l’attention de cet Etat par voie de communication écrite (… ) “.

Je suis venue vivre dans ce pays européen en considérant que ma famille et moi-même étions à l’abri ici, tant pour les lois propres à toute démocratie que pour les conventions internationales sur les droits civils qui les relient. Voyant que ce n’est plus le cas, j’estime qu’il est impératif que notre gouvernement prenne les mesures ci-dessus énoncées pour que la résidence des Français en Espagne ne devienne pas plus précaire et injuste qu’elle le serait dans notre propre pays natal.

Dans l’attente de votre réponse,

Je vous prie d’agréer l’expression de mes salutations distinguées.

[ES]

Como ciudadana francesa, residente comunitaria en España desde el año……, deseo expresarle mi inquietud y preocupación ante la reciente aprobación por el Parlamento de este país europeo de la ley de tasas judiciales de 20 de noviembre de 2012. Esta ley establece el abono de un precio  obligatorio de considerable cuantía tanto para la tramitación de asuntos en primera instancia como para los recursos judiciales.

Esta nueva norma no sólo hace inviable el acceso a la justicia para muchos, sino que introduce una discriminación clara que hace depender la viabilidad de una reclamación judicial de las posibilidades económicas de cada uno. Mi familia y yo tememos por este motivo vernos desamparados ante cualquier eventualidad que exigiera acudir a los tribunales españoles.

A mi juicio la medida viola el artículo 14.1 del Pacto Internacional de Derechos Civiles y Políticos, cuando afirma que “todas las personas son iguales ante los tribunales y cortes de justicia”. Esta norma se resume en una prohibición de la discriminación en el acceso a la justicia como considero que produce la nueva ley española de tasas judiciales.

Este Pacto Internacional de Derechos Civiles y Políticos puede vulnerarse no sólo mediante decisiones administrativas, sino también por actos del legislativo del Estado miembro. Así lo establece su artículo 5.2 al afirmar que “no podrá admitirse restricción o menoscabo de ninguno de los derechos humanos fundamentales reconocidos o vigentes en un Estado Parte en virtud de leyes, convenciones, reglamentos o costumbres, so pretexto de que el presente Pacto no los reconoce o los reconoce en menor grado”.

La nueva situación creada por la Ley de Tasa Judicial va más allá de una violación del convenio a título singular, puesto que la ley sienta las bases de vulneraciones masivas en todos aquellos ciudadanos que de hecho se verán privados del acceso a la justicia por motivos económicos, incluyendo a mi propia familia.

Se da además la circunstancia de que en 1986 otra ley española ya suprimió las tasas judiciales por considerar que el derecho de tutela judicial efectiva recogido en la Constitución exigía que la administración de justicia fuera gratuita, por lo que la nueva norma resulta contraria a la propia Constitución española.

Ahora bien, como quiera que los ciudadanos no pueden impugnar ante los tribunales españoles una ley formal, y teniendo en cuenta que el Protocolo Facultativo del Pacto Internacional de Derechos Civiles y Políticos exige el previo agotamiento de la vía interna de recursos antes de formular denuncia de particulares ante el Comité de Derechos Humanos de Naciones Unidas, debo pedirle que transmita al Gobierno de nuestro país la inquietud que sentimos tanto mi familia y yo como el resto de nuestra comunidad nacional en España y le inste a tomar la iniciativa recogida en el artículo 41 a) del referido Pacto Internacional de Derechos Civiles y Políticos, según el cual,  previamente a llevar el asunto ante la Comisión de Derechos Humanos de Naciones Unidas, “si un Estado Parte en el presente Pacto considera que otro Estado Parte no cumple las disposiciones del presente Pacto, podrá señalar el asunto a la atención de dicho Estado mediante una comunicación escrita (…)”.

Vine a vivir a este país europeo al considerar que aquí mi familia y yo nos encontrábamos seguros tanto por las leyes propias de toda democracia como por los Convenios Internacionales sobre derechos ciudadanos que lo vinculan. Al ver que no es así, considero imprescindible que nuestro Gobierno adopte la anterior medida para que la residencia de los ciudadanos franceses en España no se transforme en más insegura e injusta de lo que lo sería en nuestro propio país natal.

Sin otro particular,

Muy atentamente…………….

@abogadodelmar

Como muchos saben, cuando inicié la lucha ciudadana contra los abusos de la ley de costas, una de las primeras cosas que puse en marcha fue un modelo de reclamación de ciudadanos extranjeros para que lo hicieran llegar a sus embajadas y diputados europeos.

De aquellos polvos vienen estos lodos, lo que es una forma de decir que todo salió como estaba previsto hasta el punto de que hace 48 horas que el Ministro Cañete ha subido al estrado del Congreso para justificar su reforma de la ley de costas (aunque no es como la que yo querría) en los requerimientos del Parlamento Europeo. Unos requerimientos que como todo el mundo sabe fueron dictados en fecha 26 de marzo de 2009 a consecuencia del informe extenso que redacté sobre abusos del Estado y consiguiente queja presentada en 1 de febrero de 2008.

Necesitamos de nuevo la ayuda de nuestros conciudadanos no españoles para que nos ayuden a luchar contra la nueva ley de tasas judiciales. He buscado y he encontrado una posible vía basada en el derecho internacional y apoyada en el Pacto Internacional de Derechos Civiles y Políticos. El protocolo facultaivo de 1976 exige agotar la vía interna previa antes de formular reclamación ante el comité de derechos humanos de Naciones Unidas, por lo que por ese lado no hay nada que hacer. Pero se puede pedir a los países civilizados que le den un toque a España, lo que sí está recogido en el Pacto. Y se lo tienen que pedir sus nacionales, no los españoles.

Sé por experiencia que est tipo de iniciativas les ponen de los nervios. El mismo Partido Popular que ahora pretende apoyarse en la decisión del Parlamento Europeo, estaba muy mosqueado con nosotros incluso sin ser gobierno, porque decía que los trapos sucios hay quye lavarlos en casa. Se olvidaron que para eso hacen falta una lavadora y un flujo de agua corriente y en España no hay ni una cosa ni la otra.

Por favor, que nuestros hermanos extranjeros nos ayuden con esto.

MODELO DE CARTA DE CIUDADANO EXTRANJERO RESIDENTE EN ESPAÑA PARA REMITIR A SU EMBAJADA EN PROTESTA POR LA LEY DE TASAS JUDICIALES. LA TRADUCCIÓN A CARGO DE LOS PROPIOS INTERESADOS, AUNQUE SI ME LA MANDAN LA PUBLICO.

ANTES DE REMITIR LA CARTA HAY QUE ASEGURARSE QUE EL PAÍS DE ORIGEN ES PARTE DEL PACTO INTERNACIONAL DE DERECHOS CIVILES Y POLÍTICOS, AUSPICIADO POR NACIONES UNIDAS

SR. EMBAJADOR DE …….

MADRID

(Lugar y fecha)

Señor Embajador:

Como ciudadano de …………………. residente en España, deseo expresarle mi inquietud y preocupación ante la reciente aprobación por el Parlamento de este país de la ley de tasas judiciales de 20 de noviembre de 2012. Esta ley establece el abono de un precio  obligatorio de considerable cuantía tanto para la tramitación de asuntos en primera instancia como para los recursos judiciales.

Esta nueva norma no sólo hace inviable el acceso a la justicia para muchos, sino que introduce una discriminación clara que hace depender la viabilidad de una reclamación judicial de las posibilidades económicas de cada uno. Mi familia y yo tememos por este motivo vernos desamparados ante cualquier eventualidad que exigiera acudir a los tribunales españoles.

A mi juicio la medida viola el artículo 14.1 del Pacto Internacional de Derechos Civiles y Políticos, cuando afirma que “todas las personas son iguales ante los tribunales y cortes de justicia”. Esta norma se resume en una prohibición de la discriminación en el acceso a la justicia como considero que produce la nueva ley española de tasas judiciales.

Este Pacto Internacional de Derechos Civiles y Políticos puede vulnerarse no sólo mediante decisiones administrativas, sino también por actos del legislativo del Estado miembro. Así lo establece su artículo 5.2 al afirmar que “no podrá admitirse restricción o menoscabo de ninguno de los derechos humanos fundamentales reconocidos o vigentes en un Estado Parte en virtud de leyes, convenciones, reglamentos o costumbres, so pretexto de que el presente Pacto no los reconoce o los reconoce en menor grado”.

La nueva situación creada por la Ley de Tasa Judicial va más allá de una violación del convenio a título singular, puesto que la ley sienta las bases de vulneraciones masivas en todos aquellos ciudadanos que de hecho se verán privados del acceso a la justicia por motivos económicos, incluyendo a mi propia familia.

Se da además la circunstancia de que en 1986 otra ley española ya suprimió las tasas judiciales por considerar que el derecho de tutela judicial efectiva recogido en la Constitución exigía que la administración de justicia fuera gratuita, por lo que la nueva norma resulta contraria a la propia Constitución española.

Ahora bien, como quiera que los ciudadanos no pueden impugnar ante los tribunales españoles una ley formal, y teniendo en cuenta que el Protocolo Facultativo del Pacto Internacional de Derechos Civiles y Políticos exige el previo agotamiento de la vía interna de recursos antes de formular denuncia de particulares ante el Comité de Derechos Humanos de Naciones Unidas, debo pedirle que transmita al Gobierno de nuestro país la inquietud que sentimos tanto mi familia y yo como el resto de nuestra comunidad nacional en España y le inste a tomar la iniciativa recogida en el artículo 41 a) del referido Pacto Internacional de Derechos Civiles y Políticos, según el cual,  previamente a llevar el asunto ante la Comisión de Derechos Humanos de Naciones Unidas, “si un Estado Parte en el presente Pacto considera que otro Estado Parte no cumple las disposiciones del presente Pacto, podrá señalar el asunto a la atención de dicho Estado mediante una comunicación escrita (…)”.

Vine a vivir a este país al considerar que aquí me encontraba seguro tanto por las leyes propias de toda democracia como por los Convenios Internacionales sobre derechos ciudadanos que lo vinculan. Al ver que no es así, considero imprescindible que nuestro Gobierno adopte la anterior medida para que la residencia de nuestros nacionales en España no se transforme en más insegura e injusta de lo que lo sería en nuestro propio país.

Sin otro particular:

…………….

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PULSA AQUÍ PARA DESCARGAR EL MANIFIESTO CONTRA TASAS JUDICIALES

TEXTO QUE VAS A DESCARGAR:

EL PUEBLO ESPAÑOL, LOS JUECES, PROCURADORES, SECRETARIOS JUDICIALES, FUNCIONARIOS Y ABOGADOS,  DE COMÚN ACUERDO:

RECHAZAMOS la imposición de tasas judiciales con arreglo a la ley 10/2012, de 20 de noviembre

HACEMOS NUESTRA la exposición de motivos de la  Ley 25/1986, de 24 de diciembre, de Supresión de las Tasas Judiciales (BOE de 31 de diciembre), cuando afirma que

“La Constitución Española, en su artículo 1, propugna la libertad, la justicia, la igualdad y el prulalismo político como valores superiores del ordenamiento jurídico español. Además, en el párrafo 2 del artículo 9 instituye a los poderes públicos en la obligación de promover las condiciones para que la libertad y la igualdad sean reales y efectivas, y de remover los obstáculos que impidan o dificulten su plenitud.

En el ámbito de la administración de justicia, los valores constitucionales se manifiestan en el derecho a obtener la tutela judicial efectiva de los derechos e intereses legítimos, reconocido en el artículo 24 de la propia Constitución. El que además de la justicia se manifiesten también la libertad y la igualdad y el que todas ellas sean, como quiere la constitución, reales y efectivas, depende de que todos los ciudadanos puedan obtener justicia cualquiera que sea su situación económica y su posición social”.

PROCLAMAMOS:

-Que los valores esenciales del sistema democrático son inalterables y no cambian con el tiempo, como sucede con la coyuntura económica, social o política. Lo que con arreglo a tales valores era bueno y justo en 1986 sigue siendo bueno y justo en 2012. Lo que era contrario a la Constitución en 1986 sigue siendo contrario a la Constitución en 2012.

-Que ninguna mayoría formada en el Parlamento está legitimada para modificar las bases esenciales de nuestra convivencia recogidas en la Constitución.

-Que exigir el pago de un precio por acceder a la justicia es como exigir el pago de un precio por ejercer el derecho a voto. Esto último nos situaría en los niveles del llamado sufragio censitario, cuando el voto estaba restringido a los ricos. En términos de valores democráticos, no existe diferencia entre la tasa judicial y el voto  censitario.

-Que la renuncia previa a ejercer acciones judiciales que envuelve la tasa judicial adquiere una especial relevancia en el ámbito contencioso administrativo, donde se transforma en una herramienta de sumisión del ciudadano frente a los abusos del Estado.

-Que a un pueblo se le puede someter a privaciones materiales y exigir sacrificios, pero no se le puede amputar su dignidad. El derecho a la justicia en un bien inmaterial del que no se puede privar a los ciudadanos por medios directos o indirectos.

En consecuencia

EXIGIMOS  la retirada inmediata de la ley 10/2012, de 20 de noviembre

INSTRUCCIONES: Consigue diez firmas y remite por correo a  los despachos profesionales de José Ortega (Plaza Mariano Benlliure 21, 1º El  Puig 46540 Valencia, email abogadodelmar@gmail.com o bien María Conde Montesinos, CASAL&CONDE abogados&urbanistas calle Alloza 79. 2, 21001 Castellon, email mf.conde@icacs.com).

A la hora de organizar las firmas, por cuestiones de estadística y para medios de comunicación, sería mejor emplear una hoja sola para jueces, otra para fiscales, otra para secretarios y así sucesivamente.

MÁS INFORMACIÓN EN https://costasmaritimas.wordpress.com/2012/12/15/manifiesto-contra-las-tasas-judiciales/

José Ortega

Abogado   abogadodelmar@gmail.com

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@abogadodelmar

Me acaba de llamar mi compañera de profesión María Conde para sugerirme la posibilidad de redactar un manifiesto contra las tasas judiciales para firma masiva de ciudadanos, abogados, procuradores, secretarios judiciales, funcionarios, fiscales y los jueces que lo tengan por conveniente.

Me cuesta creer que esté pasando esto. Como dije en una entrevista en la cadena SER hace menos de una semana, la tasa judicial ya existía en España y fue suprimida en 1986 por considerarse contraria al derecho de tutela judicial efectiva recogido en la Constitución. A mí me interesaba revisar la exposición de motivos de aquella ley de supresión de tasas porque estaba seguro de que debía contener unas bases jurídicas e ideológicas  que fueran de aplicación al problema que se nos presenta ahora. Se lo he mencionado a mi compañera y como es una máquina, antes de cinco minutos ya la tenía en mi buzón de correo electrónico.

Dice así:

“La Constitución Española, en su artículo 1, propugna la libertad, la justicia, la igualdad y el prulalismo político como valores superiores del ordenamiento jurídico español. Además, en el párrafo 2 del artículo 9 instituye a los poderes públicos en la obligación de promover las condiciones para que la libertad y la igualdad sean reales y efectivas, y de remover los obstáculos que impidan o dificulten su plenitud.

En el ámbito de la administración de justicia, los valores constitucionales se manifiestan en el derecho a obtener la tutela judicial efectiva de los derechos e intereses legítimos, reconocido en el artículo 24 de la propia Constitución. El que además de la justicia se manifiesten también la libertad y la igualdad y el que todas ellas sean, como quiere la constitución, reales y efectivas, depende de que todos los ciudadanos puedan obtener justicia cualquiera que sea su situación económica y su posición social”.

Como podéis comprobar, el Parlamento consideró en 1986 que pagar un precio por acceder a la justicia es contrario al principio constitucional de tutela judicial efectiva. Nada ha cambiado. Y digo más: tener que pagar un precio por acceder a la justicia es como tener que pagarlo por ejercer el derecho de voto. Es algo que no se puede aceptar en un caso como en el otro.

Conviene que sepamos distinguir entre la coyuntura económica y los valores esenciales de la convivencia. La primera es cambiante, los segundos son inmutables. Se pueden introducir  recortes, ajustes, subidas de impuestos o lo que se quiera que afecte a los bienes materiales y los ciudadanos procurarán mejor o peor adaptarse. Pero no se pueden aplicar los mismos tijeretazos en su dignidad personal. La verdad es que me asombra que los gobernantes insistan en hacer este tipo de cosas cuando hace tiempo que todos los que saben del tema tienen dicho y explicado que para los pueblos los valores inmateriales relacionados con el honor, la dignidad y su propia identidad son intocables.

Leí el otro día un poco por encima las turbias declaraciones del Ministro Gallardón y esta lectura me llevó a preguntarme si este hombre no estará siguiendo un tratamiento médico ignorado por sus asesores. Si eres una persona normal con unos esquemas de pensamiento dentro de lo que los psiquiatras están dispuestos a considerar admisibles, no puedes pretender que agotar los recursos judiciales sea “un mecanismo perverso”, como declaró el Ministro. Formular recursos judiciales recogidos en la ley es un derecho, no una perversión. Y cuando te ves obligado a llegar al Tribunal Europeo de Derechos Humanos, no solamente es un derecho, sino una obligación, ya que en caso de no haber agotado todos los recursos, la demanda no será admitida.

Y si no tienes nada que esconder, mantienes la conciencia limpia y realmente estás en posesión de argumentos de calidad, ninguna necesidad hay de recurrir al golpe bajo, cuando no sucio, de acusar a los abogados de fomentar los pleitos y lanzar a sus clientes a los juzgados por puro vicio. Los hay que hacen eso, todo el mundo lo sabe, pero no somos todos ni la mayoría. Creo que a Gallardón no le gustaría que lo llamaran ladrón ni malversador a pesar de que tenga compañeros que lo sean o lo hayan sido.

Yo trabajo en derecho administrativo, y en ese campo la implantación de tasas tiene un significado que va mucho más allá. Los tribunales de lo contencioso administrativo se encargan de las demandas de los ciudadanos contra el Estado, que bajo mi punto de vista ha llegado convertirse en la mayor fuente de capricho, arbitrariedad e injusticia de nuestro país. Conozco por ejemplo el caso de un funcionario que resultaba incómodo porque cumplía con su obligación y no se plegaba a colaborar con la malversación de caudales públicos de sus superiores. Uno de estos superiores lo llamó a su despacho para comunicarle que lo iba a cesar y el funcionario se quedó flipando. “No puedes hacerlo”, dijo. “Soy funcionario de carrera”. La respuesta de su jefe malversador de caudales públicos fue particularmente siniestra ¿Sabéis qué le dijo? Le dijo “ya lo sé”, y a continuación le explicó que se pasaría unos buenos cuatro o cinco años pleiteando con la Administración hasta conseguir que le devolvieran la plaza. Éste es el tipo de alimañas que tenemos infiltradas en la Administración pública y por esto pienso que el Estado está mal servido y se ha convertido en un ogro.

Pues bien, la implantación de la tasa judicial en el ámbito de las reclamaciones judiciales contra la Administración dará lugar a una generación de ciudadanos resignados ante los abusos del Estado, desencantados de la supuesta democracia y sin fe en el sistema. Exigir resignación es muy mala cosa. Es lo mismo que imponer humillación y constituye el mejor magma para cualquier imprevisto, como el nacimiento de un partido nazi, un golpe de Estado fascista o algo así. Estos políticos son directamente idiotas. No son capaces de ver más allá de sus narices.

He redactado el manifiesto para ver si la sociedad está aún lo suficientemente viva para imponerse al Estado. En un artículo que subiré a continuación dejaré el documento descargable con apartado para firmas e instrucciones de a dónde hay que remitir los impresos firmados.

MANIFIESTO CONTRA LAS TASAS JUDICIALES

EL PUEBLO ESPAÑOL, LOS JUECES, FISCALES, PROCURADORES, SECRETARIOS JUDICIALES, FUNCIONARIOS Y ABOGADOS,  DE COMÚN ACUERDO:

RECHAZAMOS la imposición de tasas judiciales con arreglo a la ley 10/2012, de 20 de noviembre

HACEMOS NUESTRA la exposición de motivos de la  Ley 25/1986, de 24 de diciembre, de Supresión de las Tasas Judiciales (BOE de 31 de diciembre), cuando afirma que

“La Constitución Española, en su artículo 1, propugna la libertad, la justicia, la igualdad y el prulalismo político como valores superiores del ordenamiento jurídico español. Además, en el párrafo 2 del artículo 9 instituye a los poderes públicos en la obligación de promover las condiciones para que la libertad y la igualdad sean reales y efectivas, y de remover los obstáculos que impidan o dificulten su plenitud.

En el ámbito de la administración de justicia, los valores constitucionales se manifiestan en el derecho a obtener la tutela judicial efectiva de los derechos e intereses legítimos, reconocido en el artículo 24 de la propia Constitución. El que además de la justicia se manifiesten también la libertad y la igualdad y el que todas ellas sean, como quiere la constitución, reales y efectivas, depende de que todos los ciudadanos puedan obtener justicia cualquiera que sea su situación económica y su posición social”.

PROCLAMAMOS:

-Que los valores esenciales del sistema democrático son inalterables y no cambian con el tiempo, como sucede con la coyuntura económica, social o política. Lo que con arreglo a tales valores era bueno y justo en 1986 sigue siendo bueno y justo en 2012. Lo que era contrario a la Constitución en 1986 sigue siendo contrario a la Constitución en 2012.

-Que ninguna mayoría formada en el Parlamento está legitimada para modificar las bases esenciales de nuestra convivencia recogidas en la Constitución.

-Que exigir el pago de un precio por acceder a la justicia es como exigir el pago de un precio por ejercer el derecho a voto. Esto último nos situaría en los niveles del llamado sufragio censitario, cuando el voto estaba restringido a los ricos. En términos de valores democráticos, no existe diferencia entre la tasa judicial y el voto  censitario.

-Que la renuncia previa a ejercer acciones judiciales que envuelve la tasa judicial adquiere una especial relevancia en el ámbito contencioso administrativo, donde se transforma en una herramienta de sumisión del ciudadano frente a los abusos del Estado.

-Que a un pueblo se le puede someter a privaciones materiales y exigir sacrificios, pero no se le puede amputar su dignidad. El derecho a la justicia en un bien inmaterial del que no se puede privar a los ciudadanos por medios directos o indirectos.

En consecuencia

EXIGIMOS  la retirada inmediata de la ley 10/2012, de 20 de noviembre

¿Estáis de acuerdo?

José Ortega

Abogado    abogadodelmar@gmail.com

 

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@abogadodelmar

Honor y justicia podría haber sido también el título de este artículo. Sí, honor y justicia. Creo yo que son las palabras justas. Llevo demasiados años considerando la posibilidad de abrirme las venas como para no poner este titular nada más enterarme de que la Audiencia Nacional acaba de meterle un segundo, reiterado, inolvidable y justísimo palo a los funcionarios y autoridades de Costas que confunden su propia persona con la de Dios nuestro señor o equivalente. 

Es la segunda vez que la Audiencia Nacional, a mi instancia, anula el deslinde de la playa de Otur. La primera vez intentaron por la vía rápida el desalojo de la totalidad de los vecinos de aquellas pequeñas casitas, todos modestos integrantes de la clase media. Conseguí la anulación del deslinde y de los desalojos con una sentencia de 2001 muy contundente que fue recurrida en casación por el Abogado del Estado. No tuvo suerte. En abril del 2005 el Tribunal Supremo desestimó el recurso.

Los ingenieros de costas volvieron a iniciar la cosa desde cero y, creyendo enmendar antiguos errores, tramitaron un expediente que contenía un fraude a mi juicio particularmente vulgar. Ya en 2005 desplegaron actos de instrucción del expediente. En fecha 4 de septiembre de 2006 solicitaron los informes oficiales y mandaron a publicar el edicto de información pública. Estos son los actos que caracterizan el inicio de un expediente de este tipo, pero de forma sorprendente no fue hasta el 27 de mismo mes cuando la Jefatura de Costas dictó la providencia de incoación. La fecha de inicio efectivo del expediente tenía una importancia dramática puesto que si tomamos la de 4 de septiembre, se había producido caducidad por transcurso de 24 meses pero si tomamos la fecha fraudulenta de 27 de septiembre el expediente se habría tramitado en plazo.

El magistrado ponente no sólo ha sido justo. Ha sido además valiente. Me da la razón en todo pero lo hace bajo circunstancias particularmente hostiles, porque esta misma Sala y sección ya había dictado otra sentencia sobre el mismo deslinde dando no por buena no por buenísima la fecha de 27 de septiembre como inicio de expediente, desmintiendo que se produjera caducidad y por lo tanto desestimando el recurso. Hace falta tener un sentido no sólo muy claro sino también muy recto de la justicia para atreverse a hacer lo que ha hecho este magistrado ponente, es decir, llevar la contraria a sus propios compañeros y estimar el recurso dando por buenos los mismos argumentos que ya habían sido rechazados por ellos en una sentencia anterior. No otros parecidos: Los mismos.

 Reparando en la sentencia que conseguí recientemente anulando el deslinde de Villaviciosa por detección de manipulaciones no iguales pero sí parecidas, me atrevo a preguntarme si no estaremos comenzando a superar un ciclo y a experimentar otra nueva y diferente Audiencia Nacional con un nuevo y diferente criterio y con una nueva y diferente forma de valorar los casos y dictar sentencia. En todo caso, estoy muy admirado con este señor. No pongo aquí su nombre porque es fácil que no le guste, pero estoy admirado. Éstos son los jueces que necesitamos en España para pararle los pies a la arbitrariedad, la injusticia y los abusos del Estado sobre los ciudadanos. Con muchos como él, esto sería otra cosa.

Los vecinos de la playa de Otur no ganan para sustos pero hasta ahora en su lucha con Costas todo han sido victorias, algo casi inaudito cuando te enfrentas a este gigante intratable y tan poco simpático. Intentaron retirarlos de la circulación por la vía rápida a mitad de los noventa mediante aquellas órdenes de desalojo y al Jefe de Costas la cosa le salió tan mal que por atrevido se quedó sin desalojos y además sin deslinde. Después se le ocurrió meterse con una vecina por las obras que hizo en una vivienda destrozada por la riada. Remitiendo al Fiscal información a mi juicio sesgada, consiguió que éste la acusara nada menos que de un delito contra el medio ambiente. De forma tan imprudente como inaceptable, alguien desde la Fiscalía o desde Costas publicó la noticia y la interesada tuvo que enterarse de la querella por la prensa. La jueza archivó las diligencias previas al confirmar que la acusación no se tenía de pie, aunque claro está que esto me costó un viaje al juzgado de instrucción de Luarca. Nunca, por otro lado, pudo llevar a efecto la Jefatura de Costas sus planes de urbanizar la playa a su gusto previa expulsión de los vecinos, como tampoco pudo cumplir el Principado sus paralelos planes de poner ahí, sobre los solares dejados por las viviendas demolidas, un Centro de Interpretación de las dunas y demás edificios de diseño. 

Éste último intento de cepillarse a los vecinos se supone que era el bueno: Un expediente de deslinde tramitado por fin con cabeza y bajo la supervisión de un buen asesor jurídico. Cuando hice mis primeras alegaciones de defensa me encontré con la sorpresa de que la Jefatura de Costas había buscado refuerzos y había contratado a otro servicio jurídico externo para rebatirlas, además de acudir creo que a la Universidad para pedir lo mismo. Me encontré no con uno sino con tres informes jurídicos y/o técnicos distintos para rebatir lo que yo decía y, teniendo en cuenta que eso no es gratis, entendí que me tenían miedo. Sí, miedo. En caso contrario no se habrían metido en gastos ni habrían acumulado palabrería para sepultar con ella mis argumentos. Recuerdo que una señora o señorita que era geóloga o ingeniera o licenciada en ciencias ambientales reprochaba que yo carecía de especialización técnica para formular alegaciones sobre aspectos geomorfológicos. Por diosssss, qué cansado es esto. La señora o señorita me tiene por abogado sin más e ignora que, lo mismo que Ana Obregón es bióloga, un servidor 

se las arregló para  estudiar Geografía en la Universidad. Debo tener el título por alguna parte. Por tanto, la especialidad la tengo y digo y proclamo de los aspectos técnicos lo que tenga que decir y proclamar, aunque lo habría dicho y proclamado igual con título o sin él. Esto sólo lo cuento, ahora que todo ha acabado felizmente, para trasladaros cómo los amigos de Costas buscaban hasta los argumentos más simples, tontos, rebuscados e improbables para cerrarme los caminos. No sólo pretendían que no tenía razón: Pretendían también que no podía hablar.

Recuerdo también cuando pedí el recibimiento a prueba y sorprendentemente me lo concedieron. Y la manera en la que aquel asesor jurídico se plantó en medio de un bosque, con los helechos hasta la rodilla, y para demostrar que aquello era una playa mandó a los operarios cavar sin descanso hasta que encontraran arena.

Recuerdo aquella soberbia de los expertos de la Universidad de Oviedo, que pretendían que el bosque y las casas se encontraban sobre el tercer cordón dunar aunque éste fuera invisible al estar sepultado desde hacía miles de años por los desprendimientos caídos espontáneamente del acantilado pizarroso.

Recuerdo la incomprensible forma en la que razonaban aquellos técnicos sobre el transporte eólico que debía alimentar una duna situada varios metros bajo el frondoso bosque.

Recuerdo la forma en la que pretendían demostrar con fotografías aéreas sucesivas que la playa de Otur era regresiva cuando las fotografías aéreas sucesivas demostraban que la playa de Otur no era regresiva. 

Por el momento, y gracias a esta decisión judicial, el diablo se ha llevado todas esa palabrería, toda esa sinrazón, todo ese abuso, toda esa chulería, todas esas mentiras y toda esa forma de plegarse a los caprichosos deseos de jefes obsesivos. La sentencia, que coincide con el trámite parlamentario para la reforma de la ley de costas, puede sentar las bases de la definitiva tranquilidad de los vecinos, que ahora podrán beneficiarse de las supuestas reformas y quizá quedarse para siempre en sus casas sin miedo a la piqueta. 

Una vez estaba en Navia tomando café con un director de sucursal bancaria y uno de los afectados de Otur, que me había llamado para asistir a cierta reunión con cierto alcalde. Cuando el cliente desapareció momentáneamente en el baño, le comenté al banquero:

-No entiendo cómo XXX me llama para que venga desde Valencia sólo para una reunión con el alcade. Como si en Oviedo no hubiera abogados.

-Es por la confianza que tiene en ti -replicó.

Mando desde aquí un saludo a todos los amigos de la playa de Otur que a través de los años han sabido superar la desesperanza, las tensiones, los miedos y la ya tradicional siembra de cizaña para mantener en mí esa sagrada confianza.

José Ortega

Abogado       abogadodelmar@gmail.com

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@abogadodelmar

En los primeros años de la Constitución asistí a un debate entre el sector conservador y el progresista tanto de la judicatura como de los profesores, catedráticos, académicos y todo el quién es quién en el mundo del Derecho. Giraba el debate en torno a la cuestión de si los preceptos constitucionales  eran o no aplicables de forma directa. Los conservadores pretendían que la Constitución era una norma programática con la modesta misión (al menos en su parte dogmática) de informar el ordenamiento jurídico en su papel de vértice de la pirámide normativa del Estado. Es decir, que vinculaba sólo al legislador en su tarea de elaborar leyes y a la Administración en la suya de fabricar disposiciones de carácter general. El sector progresista pretendía que la Constitución es una norma jurídica de aplicación directa y por lo tanto era invocable por los ciudadanos y aplicable por los jueces lo mismo que cualquier otra norma del ordenamiento jurídico y de manera independiente e incluso solitaria. Aparentemente éste es el punto de vista que se impuso y, por así decir, ésta es la teta de la que yo mamé. Me crié como abogado creyendo a pie juntillas que la Constitución es una norma a la que los ciudadanos pueden apelar de forma directa y sin intermediación de preceptos recogidos en leyes o reglamentos. Esto es lo que yo pensaba y sobre esa base hago mi trabajo y defiendo a mis clientes.

El debate, que creía pasado de moda y superado, no es una cuestión menor.  Poder invocar directamente la Constitución incrementa la libertad. No poder hacerlo, incrementa la sumisión. Y resulta que treinta años después de aquella polémica, el Tribunal Supremo está dictando sentencias que ponen en los altares el punto de vista conservador, cuando no retrógrado, de que la Constitución no es una norma jurídica que los ciudadanos puedan invocar de modo directo.

Voy a poner un ejemplo para que se entienda mejor. He recibido una sentencia desestimando un recurso de casación contra una sentencia de la Audiencia Nacional relativa al deslinde de El Golfo (Lanzarote). Como en otros casos, el expediente se tramitó por un plazo de tiempo abusivamente extenso, de trece años en total, estando paralizado por periodos injustificables uno de los cuales llegó a seis años. Algo parecido he visto por ejemplo en el deslinde de un tramo de la playa de El Saler (Valencia), que estuvo dentro de un cajón tomando la sombra durante ocho años, el de las playas de Corinto y Malvasur (Sagunto), con parones menores pero abusivos, y en Playa Lisa (Santa Pola) llevan con deslindes que se incoan, se archivan y se vuelven a archivar sin llegar a aprobarse, algo así como veinticinco años.

La Ley de Procedimiento Administrativo Común regula una cosa llamada caducidad de los expedientes, según la cual los que no se aprueban dentro del plazo máximo establecido ya no valen y se tienen que archivar. Si a pesar de eso se dicta resolución, el acto administrativo es nulo. Los tribunales tienen establecido que a los expedientes de deslinde no les resultaba de aplicación la institución de la caducidad hasta la reforma de la mencionada Ley de Procedimiento Administrativo Común en 1999. Los motivos son algo complejos y no los voy a explicar aquí para no irme por las ramas. El caso es que a los expedientes incoados después de 1999 les es de aplicación la caducidad y se tienen que aprobar dentro de un plazo bajo pena de nulidad de la resolución que les pone fin, mientras que a los incoados antes de aquella fecha no se les aplica la caducidad y por tanto si se pasan de los plazos recogidos en la ley para su tramitación no pasa nada.

Cuando me enfrenté a la redacción de la demanda del deslinde de El Golfo, lo mismo que en el caso de El Saler, las playas de Corinto y Malvasur (Sagunto) y muchos otros, aprecié un matiz que me pareció importante: Una cosa es que la tramitación no haya podido completarse dentro de los plazos y otra muy distinta es que la Administración se permita el lujo oriental de dejar los expedientes en un armario durante años sin hacer nada con ellos simplemente porque ha decidido que no le apetece. Los derechos de los ciudadanos afectados sufren lo suyo con estos inexplicables periodos de inactividad, entre otras cosas porque las viviendas se venden y compran, y los compradores se pueden encontrar con la sorpresa de perder la casa que pagaron a buen precio a consecuencia de un deslinde del que ya nadie se acordaba porque hacía años que estaba  inmovilizado y sepultado de papeles en algún armario mohoso.

Mi razonamiento expuesto en la demanda es que no nos encontramos ante un caso de incumplimiento de los plazos por razones objetivas derivadas de la complejidad del asunto o del alto número de afectados, sino con una actuación arbitraria de la Administración, que guarda el expediente en el armario por periodos de seis o de ocho años sólo porque le parece bien y le da la gana y genera en propietarios y compradores, aparte del planificador urbanístico, una situación de inseguridad jurídica brutal por puro gusto. La arbitrariedad de los poderes públicos está prohibida por el artículo 9.3 de la Constitución, que también garantiza la seguridad jurídica.

Pues bien, lo que a mí me parece es que nos encontramos ante un hecho que va mucho más allá de que la tramitación haya superado los plazos. Nos encontramos ante una actitud consciente de no atender a la tramitación con la diligencia debida en contra del llamado principio de eficacia, recogido en la Ley de Procedimiento Administrativo Común.

Por tanto, el motivo de nulidad expuesto en la demanda es la violación del artículo 9.3 de la Constitución en su prohibición de la arbitrariedad. Así, sin más. Si la ley establece el principio de eficacia y los funcionarios no lo cumplen porque no es su deseo, parece que se están conduciendo con arbitrariedad. Y como esa arbitrariedad causa lesión a los derechos de los ciudadanos, pues… Creo que es una forma bastante obvia de presentar el problema. Y sobre todo pienso que España no puede seguir sosteniendo una Administración decadente, incapaz, perezosa y arrogante que hace eso: Ahora dejo de tramitar el expediente durante ocho años porque me da la gana, sigo adelante cuando también me dé la gana y a mí nadie me tose. Y pienso también que son los jueces los que han de ponerle freno a esta situación, ya que lo que diga el legislador parece que no sirve de nada. De hecho, lo que mande el legislador sólo vincularía al Gobierno si existiera separación de poderes.

Así que digo en la demanda a) Que ya sé, reconozco, proclamo, entiendo y admito que no se produce caducidad del expediente porque no es de aplicación, por lo que NO pido nulidad por caducidad y b) Que se produce violación del artículo 9.3 de la Constitución, con lesión de los derechos de los ciudadanos, por lo que efectivamente pido la nulidad del acto de aprobación del deslinde.

La Audiencia Nacional, fiel a un estilo que ya me es deliciosamente familiar, me pone una sentencia en la que deniega una inexistente petición de nulidad por caducidad y se agota con argumentos, fundamentos, razones y precedentes judiciales a efectos de asegurar su decisión. Claro está que por otro lado ignora y no responde a lo que le pedí. No creáis que es cosa fácil  de tragar agotarse en una demanda diciendo que no pides la caducidad y explicando por qué y que una y otra vez te pongan una sentencia en la que te denieguen con profusión de argumentos la misma caducidad que no has pedido. Nadie tiene preparación suficiente para vivir en medio del esperpento y yo llevo años así. Todos aspiramos a llevar una vida normal no sólo en lo afectivo, económico y profesional, sino también en lo intelectual. Tú vas a la pescadería y preguntas si tienen calamares aguardando de forma honesta una respuesta a esa pregunta. Nunca esperas que te digan que allí no se vende pintura plástica y que por lo tanto bajo ningún concepto están dispuestos a proporcionártela.

Esto lo cuento en casación y me dice el Tribunal Supremo que aunque toda la argumentación que me ha soltado la Audiencia Nacional para justificar la no existencia de caducidad es innecesaria, la decisión está bien tomada, incluso denegarme lo que no pedí (nulidad por caducidad) y no contestarme a lo que sí pedí (nulidad por arbitrariedad y violación de la Constitución). Dice nuestro más alto tribunal que la única forma de responder a la demanda es la que adoptó la Audiencia Nacional porque la única posibilidad recogida en la ley para declarar la nulidad de los actos administrativos por dilación del procedimiento es la caducidad, y de aquí que la forma más adecuada de leer y entender mi demanda es que yo había pedido la caducidad aunque no sólo no la hubiera pedido sino que había dejado constancia expresa de que no la pedía. Esto conduce a que por lo visto el ciudadano no tiene derecho a platear al tribunal una cuestión y que el tribunal responda a la cuestión que ha planteado el ciudadano y no a otra que no ha planteado. Eso podría suceder quizá en un país civilizado, pongamos el Reino Unido, Francia, Alemania o Suecia. Aquí no funciona de esa manera. Si hemos de tomar este ejemplo como patrón, aquí los tribunales te responden a lo que ellos quieran, no a lo que tú plantees.

Después de dejar constancia de que no existe lo que la Ley de Enjuiciamiento Civil llama incongruencia omisiva de las sentencias, el Tribunal Supremo sugiere que la cuestión estuvo mal planteada en la demanda porque junto con la invocación del artículo 9.3 de la Constitución no se citaba ninguna otra norma del ordenamiento jurídico que hubiera sido violada.

Hay algo en el mundo del derecho que se llama la prueba diabólica. Consiste en la obligación de aportar al tribunal la prueba de hechos inexistentes o negativos o que de alguna u otra forma no se pueden acreditar. La situación en la que ha tenido la amabilidad de ponerme el Tribunal Supremo merece ser calificada de invocación de norma diabólica puesto que me está exigiendo que le cite una norma no constitucional que haya violado la Administración. Pero ni existe ni puede existir tal norma.

Cuando el legislador hace su trabajo y elabora leyes, se remite a una situación de normalidad. No da por hecho que estamos en un país de asnos, perezosos, indolentes, pisaverdes, chulos y enterados, y por lo tanto legisla para los ciudadanos, autoridades y funcionarios que acomodan su actividad a parámetros generalmente aceptables y sobre todo racionales. Por ese motivo, de la misma forma que no existe ninguna ley que regule el tráfico de burros voladores, tampoco existe norma alguna que diga algo parecido a “queda prohibido esconder los expedientes administrativos en un armario durante ocho años sin hacer nada con ellos”. Así que me era imposible complacer al Tribunal Supremo invocando la violación de una norma no constitucional.

Una vez, en 2007, me pidieron los afectados de Denia que me interesara por un deslinde. Fui a la jefatura de Costas de Alicante y me desarchivaron y desempolvaron un procedimiento abierto creo recordar en 1994. Desde aquella fecha no habían hecho nada. Nada es nada. No es un poco: Es nada. Lo habían incoado y a continuación lo habían dejado en un cajón durante trece años y allí seguía.

Ni los jueces que resuelven las disputas, ni los diputados y senadores que en estos días están estudiando la reforma de la ley de costas, ni las altas autoridades que hoy están celebrando el día de la Constitución, creo que conozcan las malolientes tripas del monstruo. Viven encerrados dentro de sus muros de teoría, creyendo a pie juntilla que ni los burros vuelan ni los funcionarios meten a la sombra los expedientes como si fueran bandejas de champiñones. Cuando estudiaba Filosofía del Derecho me enteré de las propuestas de un autor llamado Ihering para quien el derecho no sólo era un conjunto interdependiente y bien trabado, sino que era además bello. Sí, esto decía. Que era bello.

Esta belleza teórica recuerda a la torre de marfil de los poetas o si se quiere a las exposiciones teóricas de los físicos, que pueden llenar una pizarra de fórmulas sabiendo que la velocidad de caída de los cuerpos siempre es y siempre será, pase lo que pase, igual a la raíz cuadrada de 2gh.

Los jueces no resuelven los problemas de los ciudadanos porque la ley no atiende a ciertos problemas. Y los diputados y senadores que tienen que redactar o reformar la ley desconocen los aspectos turbios de la realidad, así que no elaboran leyes que los corrijan. Unos y otros dejan al ciudadano que se arregle como pueda si puede. O mejor, que se resigne. El legislador debería abrir los ojos a la realidad de que debe hacer las leyes para un país que es lo que es, no lo que quiere parecer. Y los jueces creo yo que deberían de dejar de jugar al álgebra jurídica y de dictar sentencias en base a presupuestos teóricos donde lo único que parece importar es que el derecho aplicable cuadre y quede bien ensamblado como si se escribiera una ecuación en una pizarra, aunque al ciudadano se lo lleve el diablo y sus derechos resulten pisoteados. Es como si se confundiera el estrado con la cátedra. Los catedráticos se hartan de estudiar teoría, disfrutan con la teoría y son el no va más de la teoría. Los jueces, en cambio, están ahí para cumplir una función pegada a la tierra y asociada a la resolución de problemas concretos de ciudadanos concretos que tienen nombre y apellidos, que lloran, sufren y experimentan humillación. Un catedrático no puede hacer daño con sus clases magistrales. Pero un juez… En fin.

En todo caso, dejo constancia de que el Tribunal Supremo, por lo que parece, ha abierto de par en par las puertas a la a mi juicio tenebrosa interpretación de que la Constitución no es una norma de aplicación directa cuya violación puedan los ciudadanos invocar sin necesidad de otro precepto legal asociado. En palabras dulces, tiernas, cariñosas y delicadas, esto puede calificarse de retroceso democrático. El mismo que aprecio en otros muchos detalles de la vida pública. No hace mucho que el Subdelegado del Gobierno de Zapatero en Valencia se mosqueó conmigo porque le dije algo así en una reunión de trabajo: Que estábamos en un momento de retroceso democrático.

Y esto es lo que hay. El vaciado de contenido de nuestros derechos avanza de forma constante aunque sutil. La gracia está en que no sepamos percibir este proceso y ése es el juego al que ellos están jugando. Así que, queridos amigos… feliz día de la Constitución.

José Ortega

Abogado   abogadodelmar@gmailcom